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Les droits de l’enfant avant la naissance

Les droits de l’enfant avant la naissance

Pr. Ahmed Raîssouni (Président de l’union)

Les droits de l’enfant, quand commencent-ils ?

La convention relative aux droits de l’enfant publiée par l’assemblée générale des nations unies en 1989 (avant 30 ans) a fixé l’achèvement de l’étape de l’enfance à l’âge de 18 ans. Par contre, elle reste silencieuse sur le début. Même si tacitement il est fixé à la naissance. S’agissant de la période embryonnaire elle n’a pipé mot et n’a donné aucun droit à l’embryon même s’il atteint 8 ou 9 mois.

Il est stipulé à l’article 6 de ladite convention ” les états parties reconnaissent que l’enfant a un droit inhérent à la vie et assurent dans la mesure du possible la survie et le développement de l’enfant” ceci est a apprécié, mais la convention ne nous dit pas quand est ce que ce droit inhérent à la vie est mérité et quand est ce qu’on le reconnait et l’assure ?

Est-ce qu’on va croiser les bras à attendre les nations unies ou l’UNICEF rectifier cette erreur ou combler cette lacune ?

L’avancée significative des droits de l’homme nous pousse à espérer ou même voir qu’il relève de l’obligation la publication d’une convention nouvelle des ” droits de l’enfant d’avant la naissance ”

En attendant qu’on arrive à ce niveau en voici un synopsis des droits de l’enfant en période embryonnaire en Islam et en jurisprudence islamique FIQH :

Partant des HADITH prophétiques et les lois de la CHARIAH les Ulémas ont décidé ceci :

L’embryon une fois sa forme et que ses traits essentiels sont visibles on le considère du point de vue de la personnalité morale comme un être humain à part entière.

Fort de cela, cet être humain embryonnaire a le plein droit de bénéficier de la prise en charge, de la protection surtout sur les aspects relatifs à sa vie. Et on ne doit pas attenter à sa vie ou à son intégrité sous aucune forme.

Et pour conforter cette position, l’islam exige à l’auteur de l’avortement intentionnel de verser une indemnisation appelé en islam le ”prix du sang   ” ou s’acquitter de l’expiation ”kaffàra” même si l’auteur est le père ou la mère. Le Cheikh KHALIL dans son livre résumé, a dit que ”l’embryon même s’il est une adhérence vaut un dixième de sa mère” (son indemnisation est égale au dixième du prix de l’indemnisation de sa mère, si elle était la victime). ANNAFRAWI, dans son livre (les fruits inclinés ALFAWAKIH ADDAWAANIIH) abonde dans le même sens en affirmant que celui qui est à l’origine d’un avortement, si l’enfant sort sans crier (sans vie) il doit verser une indemnisation équivalente au dixième de ce qu’on devait donner à sa mère si elle était la victime.

Le bannissement de l’avortement selon les MAALIKITE commence aux premiers jours de la grossesse, mais la majeure partie des juristes (Fuqaha) sont d’avis que l’interdiction prend effet si l’embryon achève 40 jours de vie, ainsi ils donnent la permission d’avorter avant ce délai. Leur référence est un hadith qui dit que ” si la goutte de sperme dépasse 42 nuits ALLAH lui envoie un ange qui le façonne et crée son ouïe, sa vue, sa peau, sa chair et ses os, puis demande oh mon seigneur garçon ou fille ? et Dieu décide selon sa volonté. L’ange écrit, puis dit : oh seigneur, le jour de sa mort ? Dieu décide selon sa volonté. L’ange écrit. Puis il dit : oh seigneur, ses moyens de subsistance ? Et Dieu décide selon sa volonté. L’ange écrit. Ensuit l’ange sort avec l’outil ou il a écrit les volontés de Dieu sans rien ajouter ni soustraire ”   

 L’interdiction s’accentue si l’embryon attient 4 mois, le moment où Dieu implante l’âme dans l’embryon, comme ce qu’a révélé le Hadith authentifié. Ainsi tuer un embryon à ce moment est un crime parfait.

L’enfant embryonnaire en islam acquiert le droit d’avoir un patrimoine et une personnalité juridique au premier degré qui lui confère des droits et l’épargne des devoirs. SA’DOU DIINE ATTAF TAZAANI dit dans (ATTALWIIH) ”l’embryon avant de se départir de sa mère est une partie d’elle, sous l’angle de la mobilité et de l’immobilité, Et autonome sous l’angle de la singularité de la vie et l’aptitude de se séparer d’elle.  Ainsi il a droit à un patrimoine emmenant de la succession et du testament et de la parenté, sans pour autant subir les devoirs. Ainsi si son tuteur lui achète quelque chose il ne revient pas à lui de donner la contrepartie financière. Après la séparation avec sa mère son droit à un patrimoine devient absolu, car il est devenu un être autonome. De ce fait il a autant de droits que de devoirs. ” 

Dans la même veine l’embryon a droit a la succession comme tous les héritiers, le partage est suspendu jusqu’à sa naissance enfin qu’on puisse déterminer sa part et le garder pour son compte jusqu’à l’âge adulte.

 Pour le ZAKKAT AL FITR, on juge bon de le compter parmi les personnes pour qui on verse cet aumône notamment s’il achève 4 mois. Ainsi l’embryon devient un membre de la famille.

Le développement de la technologie médicale a donné la possibilité aux futurs mères et pères de visionner l’embryon et entendre leur battement de cœurs et même de garder leurs portraits photographiques.   

L’embryon produit d’un avortement s’il achève 4 mois, a droit à être lavé et mis dans un linceul et qu’on procède pour son compte des prières mortuaires comme on le faits avec les morts et selon les rituels islamiques. Tout ceci pour préserver sa dignité.

Parmi les merveilles de la FIQH islamique on peut citer le fait qu’il a mis sur les mêmes pieds d’égalité la mère qui allaite et la femme enceinte sur le sujet de la permission de ne pas jeuner pendant le ramandant, ceci pour éviter que le nourrisson ou l’embryon soient mis en danger.

Les droits du bébé et ceux de l’embryon sont réellement préservés en islam.

Si l’islam en vue de préserver l’intérêt de l’embryon permet et oblige dans certains cas la femme enceinte de ne pas jeuner, on peut mesurer le degré d’indignation de l’islam envers la femme enceinte qui nuit à la sante de l’embryon par la cigarette l’alcool ou les stupéfiants. Le crime devient plus abject si la femme tue son enfant et le déchiquette comme on a fait avec le corps de Jamal Khashoggi que Dieu ait pitié de son âme.

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